Le marché des bureaux à Paris prospère après le Brexit

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Le marché des bureaux à Paris prospère après le Brexit

Selon le rapport de Knight Frank sur les perspectives du marché des bureaux à Paris au troisième trimestre, le taux d’occupation des bureaux à Paris devrait dépasser la moyenne à long terme, car l’activité des occupants reste forte malgré l’incertitude de Brexit.

La demande de bureaux en Île-de-France s’est élevée à 1,2 million de m² au 1er semestre 2016, surpassant les volumes réalisés sur la même période l’an dernier. Les perspectives devraient rester positives, avec un taux d’utilisation prévu pour l’ensemble de l’année de 2,4 millions de mètres carrés.

Si le QCA est resté le principal pôle de demande des occupants, le marché de La Défense a connu un premier semestre record avec un taux d’occupation de 126 500 m², ce qui a permis d’enregistrer un chiffre d’affaires record. Cette hausse de la demande dans la région a été favorisée par l’augmentation de l’activité d’occupation parmi les grandes entreprises telles que Deloitte & Associés et Bureau Veritas.

Une forte activité de prélocation et une réserve de projets d’aménagement limitée ont entraîné une baisse des taux d’inoccupation, ce qui a laissé la disponibilité des bureaux dans le centre-ville à 4,1 %. L’espace de catégorie A continuera d’être érodé, car plus de 50 % du pipeline de développement jusqu’en 2019 est déjà pré-loué. Toutefois, de telles conditions de marché favorables peuvent inciter les promoteurs à lancer des projets spéculatifs.

Les investissements de bureaux à Paris au second semestre 2015 ont dépassé les attentes, conduisant inévitablement à un début d’année 2016 plus modéré. L’activité d’investissement s’est maintenant accélérée sous l’effet d’un fort appétit des investisseurs pour les actifs non stratégiques à haut rendement et de la conclusion de plusieurs opérations d’envergure.

La demande refoulée d’actifs de base dans le centre des affaires a entraîné un durcissement des rendements de premier ordre dans la région, qui ont atteint un creux historique de 3,25 %. Le manque d’espace de catégorie A peut entraîner une augmentation des loyers et une augmentation des rendements dans les régions du centre-ville et du centre-ville, mais seuls les meilleurs emplacements et actifs seront touchés.

Les marchés de l’investissement et de l’occupation à Paris ont tous deux des perspectives positives. Le quartier des affaires reste un quartier populaire auprès des occupants et des investisseurs, tandis que l’amélioration de la connectivité et de la mobilité contribuera à l’attractivité de l’agglomération parisienne, permettant ainsi au marché des bureaux de progresser sur un territoire plus vaste.

Philippe Perello, Chef de bureau, Chevalier Frank Paris a commenté :  » Le marché locatif parisien n’a pas été affecté par les préoccupations liées à Brexit, et il reste caractérisé par sa profondeur et son dynamisme. Le CBD et La Défense sont les principaux bénéficiaires de cet environnement.

La baisse constante de l’offre de logements à louer a eu un impact positif sur le marché de l’investissement en encourageant les investisseurs nationaux à se positionner sur des actifs plus spéculatifs et en incitant de nouveaux investisseurs, principalement asiatiques, à entrer sur le marché parisien « .

Vivienne Bolla, Analyste Senior, Knight Frank, a également commenté :  » La confiance des investisseurs et des occupants reste forte, malgré l’incertitude de Brexit, et nous pouvons nous attendre à une poursuite de la solide performance pendant le reste de 2016 et en 2017 « .

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